Pendant des années, le photovoltaïque a été perçu comme un simple complément : on posait quelques panneaux, on revendait le surplus à EDF, et on espérait un petit chèque à la fin de l’année. En 2026, cette époque est révolue. Face à un réseau électrique de plus en plus sous tension (exemple de la panne de courant globale en 2025 de la péninsule Ibérique en Espagne) et des tarifs qui ne cessent de fluctuer tant à l’achat qu’à la revente (0,04 euro le kwh vendu à EDF pour une installation de 9kwc), une nouvelle stratégie émerge : l’autoconsommation totale avec stockage. Voici pourquoi, aujourd’hui, posséder sa propre réserve d’énergie est la clé de la sérénité.
S’affranchir de la dictature des prix du réseau
Le constat est sans appel : alors que le prix du kWh acheté auprès des fournisseurs historiques continue de grimper, le tarif auquel EDF vous rachètent votre surplus, lui, s’est effondré.
En investissant dans une installation de 9 kWc associée à un stockage généreux sous forme de batterie lithium (15-16 kWh), vous changez de paradigme. Au lieu de vendre votre électricité à prix dérisoire pour la racheter quatre fois plus cher le soir, vous la conservez.
L’ordre de grandeur : Le coût de revient de votre propre électricité (stockée et restituée) est désormais deux fois moins cher que le prix moyen du réseau. Chaque kWh que vous produisez et consommez est un gain net immédiat.
Le bouclier ultime contre l’instabilité du réseau
Au-delà de l’aspect financier, 2025 et les années passées ont montré les limites de l’infrastructure électrique nationale. Les alertes sur la qualité du courant et les risques de délestages ne sont plus des scénarios de science-fiction.
Une installation moderne avec un onduleur hybride de qualité (capable de fonctionner en mode « Off-Grid » ou « Back-up ») transforme votre maison en forteresse :
Continuité totale : En cas de coupure réseau, vos lumières restent allumées, vos congélateurs tournent et votre connexion internet persiste.
Qualité du signal : Vous ne dépendez plus des chutes de tension du voisinage. Votre électronique est protégée par un courant stable, généré localement.
Le lithium et les nouvelles solutions : L’accélérateur de rentabilité
L’une des grandes révolutions de ces dernières année est la démocratisation des batterie lithium. Que ce soit des systèmes de stockage à assembler soi-même (DIY) ou des batteries de grand constructeurs. Ces solutions permettent de diviser par deux ou trois le coût de la batterie, ramenant le temps de retour sur investissement sous la barre des 5 à 6 ans.
Une fois ce cap franchi, votre électricité devient virtuellement gratuite pendant plus de 15 ans. Aucune taxe, aucune hausse gouvernementale, aucune crise géopolitique ne viendra modifier votre facture.
Pourquoi « sans revente » ?
Ne pas injecter de surplus sur le réseau simplifie drastiquement vos démarches administratives et vous évite les frais de raccordement spécifiques. Mais surtout, cela vous force à dimensionner votre installation pour vos besoins réels.
L’objectif n’est plus d’être un producteur d’énergie pour les autres, mais d’être le maître de votre propre consommation. Avec 9 kWc de panneaux, vous avez assez de puissance pour alimenter une pompe à chaleur, charger un véhicule électrique et couvrir vos usages domestiques, même par temps gris.
Par ailleurs autant stocker son électricité que de la revendre à perte car le prix d’achat à 0,04 euro le kwh devient moins rentable que le prix du kwh stocké.
En résumé : La sérénité n’a pas de prix (et elle rapporte)
Investir dans un système solaire avec batterie en 2026, c’est choisir :
L’indépendance financière : Bloquer votre coût de l’énergie pour les 20 prochaines années.
La résilience : Ne plus jamais craindre le « blackout » ou la panne de quartier.
La simplicité : Un système qui travaille pour vous, silencieusement, jour après jour.
Le meilleur moment pour devenir votre propre fournisseur d’électricité, c’était hier. Le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui.
Pour en discuter et créer un système de ESS adapté à vos besoins, contactez-moi!
Il y a quelques semaines, au salon Vanlife Expo de Bordeaux, j’ai fait une rencontre qui m’a marqué. Sur l’un des stands, j’ai découvert Vanbox et son fondateur, Bruno. Un passionné comme on en croise peu : voyageur, curieux, entrepreneur, un bricoleur éclairé qui transforme avec son équipe des idées concrètes en solutions utiles.
Je cherchais à l’origine une solution fiable pour contrôler le niveau d’eau dans un réservoir de véhicule de voyage — un problème bien connu des vanlifers. En quelques minutes de discussion, j’ai compris que j’avais devant moi bien plus qu’un simple capteur : une vraie vision de l’innovation au service de la liberté.
VANBOX : solutions innovantes pour dédiées aux voyageurs autonomes
Bruno m’explique que Vanbox propose un tableau de bord intelligent et compact, doté d’un écran tactile, qui centralise toutes les informations vitales à bord d’un véhicule de voyage:
niveaux d’eau claire et grise
niveaux de charge des batteries
production solaire
consommation énergétique
et même le pilotage du chauffage.
Vous savez toujours ou vous en êtes, batterie, eau, température, gps, et même si vous allez dormir à plat ce soir
Bruno, CEO et fondateur Vanbox.io
L’approche est simple : installer rapidement, sans modifications au véhicule ou presque, un système plug-and-play qui surveille votre fidèle compagnon de voyage en temps réel et vous alerte avant le moindre problème.
Écran tactile, capteurs intelligents, interface fluide… Tout est pensé pour que même ceux qui n’aiment pas la technique puissent en profiter.
Mais ce qui m’a bluffé, ce sont surtout les innovations techniques que l’on ne voit nulle part ailleurs.
Une mesure du niveau d’eau réellement intelligente
Beaucoup de systèmes de réservoir donnent un indicateur approximatif, souvent basé sur trois ou quatre niveaux fixes. Vanbox va beaucoup plus loin.
✔ Adaptation automatique à la forme réelle du réservoir
Chaque réservoir a une forme différente : rectangulaire, trapézoïdal, irrégulier, avec renfoncements… Vanbox permet de définir précisément la géométrie du réservoir, ce qui permet au système de calculer au litre près la quantité d’eau restante.
Cette précision change tout :
on sait réellement combien de jours il reste avant de devoir refaire le plein,
on peut optimiser sa consommation,
on évite les mauvaises surprises en pleine nature.
Pour un voyageur, c’est un énorme gain de sérénité.
Une innovation géniale pour la nuit : l’aide au calage automatique du véhicule
Dormir à plat dans un véhicule, c’est un confort indispensable — et pourtant un vrai casse-tête. On avance, on recule, on tâtonne, on teste l’inclinomètre… Au final, on passe souvent plus de temps que prévu à essayer d’être droit.
Vanbox propose une fonctionnalité étonnante :
✔ un système d’aide à la mise à niveau du véhicule
Grâce à ses capteurs d’inclinaison intégrés, Vanbox analyse la position du véhicule et indique :
de combien de degrés il est incliné,
sous quelles roues placer des cales,
et surtout de quelle hauteur pour obtenir un véhicule parfaitement à plat.
Fini les essais-erreurs. En quelques secondes, on sait exactement quoi faire.
C’est le genre d’innovation simple mais géniale qui transforme une galère quotidienne en geste fluide.
3. Un centre de contrôle complet pour la vie nomade
En plus de ces fonctions déjà disponible dans la version qui sortira fin de l’année 2025, Vanbox regroupera à terme en un seul système :
la surveillance des consommations électriques,
l’état de la batterie,
la température intérieure/extérieure,
les alertes en cas d’anomalie,
le pilotage via écran tactile ou smartphone.
Tout est centralisé, clair, compréhensible — même pour quelqu’un qui n’a jamais touché un multimètre de sa vie.
Un projet d’ingénieur mais surtout de voyageur
Ce qui rend Vanbox crédible, ce n’est pas seulement la technologie. C’est la philosophie derrière le produit. Bruno n’a pas construit un système pour “faire high-tech”. Il a construit l’outil qu’il aurait voulu avoir en tant que voyageur.
Une solution :
fiable,
simple,
amovible,
pensée pour durer,
et utile chaque jour sur la route.
Son enthousiasme, sa vision, et la maîtrise technique derrière chaque détail m’ont clairement fait comprendre que Vanbox deviendra un acteur important pour celles et ceux qui veulent voyager en autonomie.
Conclusion — une rencontre inspirante et une innovation qui a du sens
Ce salon m’a permis de découvrir bien plus qu’un produit. J’ai rencontré un passionné qui apporte une vraie valeur à la vanlife.
Entre la gestion ultra-précise des niveaux d’eau, le calage intelligent du véhicule pour la nuit, et l’ambition d’un système complet, fiable et accessible, Vanbox coche toutes les cases du compagnon idéal du voyageur moderne.
Si vous souhaitez voyager plus librement, plus longtemps, et avec moins de contraintes techniques, Vanbox mérite clairement votre attention.
Actuellement je suis entrain d’établir un partenariat technique et commercial avec Vanbox pour proposer et installer ces produits dans la région du Sud-Ouest.
J’ai hâte de vous montrer les premières installations!
Lorsqu’on conçoit un système électrique pour un véhicule aménagé, un camping-car ou une installation solaire autonome, le choix des câbles n’est pas un détail technique. C’est une décision fondamentale qui impacte directement la fiabilité, le bon fonctionnement et surtout la sécurité de votre installation.
Les questions essentielles à se poser
Avant de commander vos câbles, prenez le temps de vous poser les bonnes questions :
Souple ou rigide ?
Un câble souple (multibrins) sera plus facile à manipuler et à faire passer dans des espaces restreints. Un câble rigide (monobrin) conviendra mieux pour des installations fixes. Dans le monde du véhicule aménagé, on privilégie généralement les câbles souples pour leur flexibilité et leur résistance aux vibrations.
Quelle section choisir ?
La section du câble (exprimée en mm²) doit être adaptée à l’intensité qui va le traverser. Les sections courantes vont de 0,5 mm² pour les petits circuits (éclairage LED) jusqu’à 35 mm² voire plus pour les câbles de batterie ou les gros consommateurs. Une section sous-dimensionnée génère un échauffement dangereux et peut provoquer un incendie.
Quel diamètre extérieur ?
Le diamètre extérieur du câble détermine l’espace nécessaire pour le faire passer dans vos gaines, passe-câbles ou colliers. Pensez-y lors de la conception de votre installation !
Quel type d’isolant ?
L’isolant protège les conducteurs et doit être choisi selon l’environnement :
PVC : usage courant en intérieur
Caoutchouc/EPDM : résistance supérieure aux températures
Polyoléfine : résistance chimique et thermique améliorée
Quelle matière conductrice ?
Le cuivre est le standard pour sa conductivité. Attention aux câbles en aluminium ou cuivre étamé : ils ont des caractéristiques différentes à prendre en compte dans vos calculs.
Les critères de dimensionnement
Tension, puissance et intensité
Le calcul de la section commence par la loi d’Ohm : I = P / U
Pour du 12V, un appareil de 600W consommera 50A
Pour du 230V, ce même appareil ne consommera que 2,6A
Plus la tension est basse, plus l’intensité est élevée, et donc plus la section de câble nécessaire sera importante.
Chute de tension admissible
On tolère généralement une chute de tension de :
3% pour les circuits d’éclairage
5% pour les circuits de puissance
Au-delà, vos appareils fonctionneront mal et votre système perdra en efficacité. La longueur du câble joue un rôle majeur : plus il est long, plus la section devra être importante pour compenser la résistance.
Tableau de dimensionnement pratique
Voici un tableau de référence pour choisir la section de câble adaptée en 12V avec une chute de tension maximale de 5% :
Intensité (A)
1m
2m
3m
5m
7m
10m
5A
0.75
0.75
1.5
1.5
2.5
2.5
10A
0.75
1.5
2.5
2.5
4
6
15A
1.5
2.5
2.5
4
6
10
20A
1.5
2.5
4
6
10
16
30A
2.5
4
6
10
16
25
50A
6
10
16
25
35
50
80A
10
16
25
35
50
70
100A
16
25
35
50
70
95
Sections en mm². Les distances indiquées correspondent à la longueur totale du câble (aller + retour depuis la batterie). Ces valeurs sont données pour une installation 12V avec une chute de tension de 5%. Les intensités indiquées restent valables quel que soit le voltage. En revanche, pour une même puissance, une installation 24V nécessitera deux fois moins d’ampérage qu’en 12V (et donc une section inférieure).
Exemple pratique : Vous installez un convertisseur de 1200W (soit 100A en 12V) à 1,5 mètre de votre batterie ? La longueur totale de câble est de 3 mètres (1,5m aller + 1,5m retour), il vous faudra donc du 35 mm² minimum.
Adapter le câble à son environnement
C’est ici que le choix devient vraiment spécifique. Voici un tableau récapitulatif des principales normes de câbles et leurs usages recommandés :
Températures élevées, vibrations, huile, essence… Il faut un câble robuste ! Les câbles de type FLRY (norme automobile) sont parfaits : ils résistent jusqu’à 105°C et supportent les contraintes mécaniques et chimiques du compartiment moteur.
En extérieur
UV, intempéries, variations thermiques… Pour les installations solaires, le câble H1Z2Z2-K (aussi appelé câble solaire) est la référence. Il offre :
Une résistance aux UV exceptionnelle
Une tenue en température de -40°C à +90°C
Une isolation qui ne propage pas la flamme
Une durabilité de 25 ans minimum
En intérieur du véhicule
Pour l’aménagement intérieur (éclairage, prises USB, réfrigérateur…), des câbles HO7V-K ou HO5VV-F conviendront parfaitement, à condition de respecter les sections appropriées.
Dans des zones à risque
Abrasion : privilégier une gaine extérieure renforcée
Température extrême : câble silicone ou téflon
Produits chimiques/acides : isolant polyoléfine
Immersion possible : câble avec certification IPX7 ou supérieur
Et les connecteurs dans tout ça ?
Un bon câble sans bon connecteur, c’est comme une voiture sans roues ! Le connecteur est souvent le maillon faible d’une installation :
Les critères de choix
Courant nominal : il doit supporter l’intensité maximale du circuit
Type de sertissage : cosse à sertir, connecteur rapide, borne à vis…
Étanchéité : indispensable en extérieur ou dans les zones humides
Compatibilité : adapté à la section du câble
Les incontournables
Cosses à sertir : la connexion la plus fiable (nécessite une pince à sertir)
Connecteurs Anderson : parfaits pour les liaisons batterie amovibles
Connecteurs MC4 : le standard pour le solaire
Dominos : à éviter absolument dans un véhicule (vibrations)
Bornes WAGO : alternative moderne aux dominos
Dominos vs WAGO : que choisir pour votre installation ?
Les dominos traditionnels à vis sont à proscrire dans un véhicule :
Ils se desserrent avec les vibrations
Le serrage écrase les brins du câble souple
Risque de mauvais contact et d’échauffement
Les bornes WAGO sont une excellente alternative pour les connexions rapides :
Raccordement bout à bout, réparations, prolongations.
Nécessite espace pour lever le levier.
Recommandations d’usage :
✅ Oui : tableau électrique fixe, boîte de dérivation bien protégée
✅ Oui : raccordements 230V dans le véhicule (zones sans vibrations)
⚠️ Avec précaution : circuits 12V/24V de faible intensité (<10A)
❌ Non : liaisons batteries, circuits haute intensité (>20A)
❌ Non : zones soumises à vibrations constantes
Pour les circuits critiques, privilégiez toujours les cosses à sertir avec gaine thermorétractable : c’est la connexion la plus fiable dans un environnement mobile.
La règle d’or
Chaque connexion est une résistance supplémentaire. Limitez le nombre de connexions, soignez les sertissages, et n’oubliez pas la gaine thermorétractable pour protéger vos raccords.
Sertissage vs Soudure : pourquoi l’industrie automobile a tranché
On pourrait penser que souder un câble à une cosse garantit une meilleure connexion. C’est faux, et l’industrie automobile l’a démontré depuis longtemps.
Les problèmes de la soudure :
Rigidification du câble : la soudure remonte par capillarité dans les brins et crée une zone rigide. Avec les vibrations, cette zone devient un point de rupture par fatigue mécanique.
Point de cassure garanti : dans un véhicule, les câbles bougent constamment. La transition brutal entre la partie souple et la partie soudée (rigide) concentre les contraintes et finit par casser le câble.
Mauvaise conductivité : un mauvais soudage avec excès de flux ou soudure froide augmente la résistance électrique.
Corrosion : le flux de soudure peut piéger l’humidité et favoriser l’oxydation.
Pourquoi le sertissage est supérieur :
Connexion mécanique : la cosse déforme le cuivre à froid et crée un contact gaz-tight (étanche aux gaz) qui empêche l’oxydation
Flexibilité préservée : pas de zone rigide, le câble reste souple jusqu’à la cosse
Fiabilité prouvée : l’industrie automobile utilise exclusivement le sertissage pour ses millions de connexions
Résistance aux vibrations : les cosses sertissables sont conçues pour absorber les mouvements
Dans l’industrie automobile, tous les faisceaux électriques sont sertis, jamais soudés. Les constructeurs ont investi des millions dans des machines de sertissage haute précision parce que c’est la seule méthode fiable sur des millions de kilomètres et des années de vibrations.
Pour votre installation, utilisez :
Une pince à sertir de qualité (pas une pince multiprise !)
Des cosses adaptées à la section de votre câble
Un sertissage correctement dimensionné (ni trop faible, ni trop fort)
Une gaine thermorétractable avec adhésif intérieur pour l’étanchéité
En résumé : ne sous-estimez jamais un câble !
Le choix du câble électrique n’est pas qu’une question de prix ou de disponibilité. C’est un arbitrage entre sécurité, performance et durabilité.
Voici votre checklist avant tout achat :
✅ Calculer la section nécessaire (intensité + longueur + chute de tension)
✅ Identifier l’environnement d’utilisation
✅ Choisir la norme adaptée (FLRY, H1Z2Z2-K, HO7V-K…)
✅ Vérifier la flexibilité nécessaire
✅ Sélectionner les connecteurs compatibles et dimensionnés
Chez Autonomade, nous accompagnons nos clients dans le dimensionnement de leur installation électrique. Parce qu’un système fiable commence par de bons câbles, bien choisis et correctement installés.